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Selon une récente étude du V.I.L. (Vlaams Instituut voor de Logistiek), réalisée au niveau national, le modèle de livraison de colis via un réseau de points de livraison, tel que celui qui est développé par Kiala, permet de réduire les émissions de CO2 de plus de 60% par rapport au modèle traditionnel de livraisons à domicile. S’il ne fait pas de détour pour la collecte de son colis ou s’il privilégie un mode de transport non polluant (à vélo, à pied), le client final peut encore réduire davantage le niveau d’émission de CO2, jusqu’à 81% de CO2 en moins.
Jusqu’à la fin des années ’90, le seul modèle de livraison de colis est celui dit « de la tournée du laitier ». Le transporteur distribue quotidiennement les colis au domicile de chacun des destinataires. Lorsque ces derniers sont absents, il représente le colis lors de sa prochaine tournée ou demande au destinataire de se rendre dans un dépôt éloigné ou dans un lieu aux heures d’ouverture limitées où il doit faire la queue pour retirer son colis
En 2001, Kiala lance un service de livraison de colis qui repose sur un réseau de points de livraison situés dans des commerces de proximité (épiceries, pressings, librairies, stations-service …). Si le système a l’avantage de permettre au client final de retirer son colis à l’heure qui lui convient lors d’un déplacement quelconque, il présente aussi un avantage considérable sur le plan de la protection de l’environnement. Le nombre de kilomètres parcourus par les transporteurs est en effet sensiblement moins important puisque plusieurs dizaines de colis sont livrés en une fois dans un même endroit, le point de livraison. par ailleurs , le trajet des clients finaux vers les points de livraison est réalisé, dans la majorité des cas, lors d’un trajet effectué vers une autre activité (retour du bureau, sur le chemin de l’école des enfants, …). En outre, dans un cas sur cinq, le client se rend au point de collecte à pied ou à vélo.
Analyse comparée de deux modèles de livraison de colis aux consommateurs
En commanditant au V.I.L. (Vlaams Instituut voor de Logistiek) une étude nationale sur « L’empreinte écologique des différents modèles de livraison de colis aux consommateurs», Kiala souhaitait d’une part démontrer l’intérêt écologique de son modèle de livraison par rapport au modèle plus classique de « livraison à domicile ». D’autre part, il souhaitait en analyser le fonctionnement afin d’identifier les opportunités d’amélioration en termes de développement durable.
Basée sur un échantillon représentatif de plus de 30.000 colis livrés en Belgique, l’étude procède à une analyse à trois niveaux :
- Calcul de l’émission de CO2 générée par la livraison des colis sur la base du modèle de « livraison à domicile ».
- Calcul de l’émission de CO2 générée par la livraison des colis sur la base du modèle de distribution en « points de livraison ».
- Evaluation de l’émission de CO2 lors de la collecte des colis aux points de livraison en fonction du type de déplacement (spécifique ou combiné, avec ou sans détour) et du mode de transport (en voiture, en transport en commun, à pied ou à vélo).
Le modèle de distribution par « points de livraison» permet une réduction de plus de 60% du niveau d’émission de CO2
L’étude du V.I.L. a permis d’obtenir les données suivantes, relatives au modèle de distribution par « points de livraison » :
- 78% des collectes se font en voiture.
- 19% des collectes se font en vélo ou à pied.
- 3% des collectes se font en transport en commun.
- 61% des colis sont collectés sur le chemin vers une autre activité.
- 24% des colis sont collectés lors d’un trajet spécifique.
- 15% des collectes sur le chemin vers une autre activité nécessitent un détour.
- La distance moyenne parcourue, générant une émission de CO2, pour collecter un colis (transport à pied et en vélo exclu) est de 1,5 km.
L’étude conclut que le modèle « livraison à domicile » présente un taux moyen d’émission de 1.190 gr de CO2 par colis (Ce résultat ne tient pas compte d’un taux d’absence du destinataire à son domicile estimé de l’ordre de 30% , ce qui engendre des trajets de livraison supplémentaires), Le taux moyen d’émission d’un colis distribué sur la base du modèle de distribution en «points de livraison » se limite pour sa part à 470 gr de CO2 par colis. Le modèle de distribution en « points de livraison » permet donc d’économiser en moyenne 60% des émissions de CO2 par rapport au modèle traditionnel.
Au niveau européen, en 2008, un opérateur tel que Kiala a donc permis de réduire les émissions de CO2 de près de 5.000 tonnes par an par rapport au modèle traditionnel de « livraison à domicile ». Cela équivaut aux émissions de chauffage de 1340 familles durant un an, ou encore 5000 vols aller-retour Bruxelles-Marrakech en classe touriste, ou encore 1700 voitures (Golf 1.9 TDI) parcourant 20 000km.
Au-delà de ces résultats, l’étude démontre également l’incidence sur le niveau d’émission de CO2 du comportement du client final lors du retrait de son colis au point de livraison. En effet, s’il se rend à pied ou à vélo à son point de livraison, ou s’il effectue son trajet sans faire de détour en profitant d’un déplacement vers une autre activité, le taux d’émission de CO2 généré par l’acheminement de son colis vers le point de livraison se limite à 230 gr. Le modèle proposé par Kiala permettrait donc, si l’utilisateur final adapte son comportement, de réduire encore davantage le taux d’émission de CO2 jusqu’à 81% !
Le commerce électronique permet de réduire les émissions de CO²
Par ailleurs, une étude récente réalisée par la FEVAD (France : Fédération des entreprises de vente à distance), en collaboration avec Estia et Médiamétrie//NetRatings a permis de mesurer les effets environnementaux d’un achat en ligne comparé à un achat traditionnel en magasin en termes d’émissions de CO2.
Selon les résultats de l’étude, il ressort que l’achat sur internet présente de sérieux atouts sur le plan de l’environnement. En effet, pour un colis « standard», le modèle e-commerce permet de diviser les émissions de gaz à effet de serre par un facteur proche de 4. En valeur absolue, l’économie moyenne de CO2 réalisée sur les déplacements s’élève à 2,670 kg éq. CO2 par livraison. Le modèle e-commerce se traduit par une distance totale « non parcourue » de 10,09 km économisés par livraison.
Selon l’étude, les impacts environnementaux liés au temps de connexion à internet et à l’éventuel emballage de transport restent tout à fait négligeables par rapport aux bénéfices environnementaux résultant de la réduction des déplacements (en moyenne moins de 0,150 kg CO2 éq. par livraison).
D’une manière générale, l’étude démontre que ce nouveau mode d’achat, qui se traduit par une réorganisation des déplacements des particuliers, constitue une opportunité sérieuse de se rapprocher des objectifs ambitieux de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050.